"Je t'écris.
Dans ces carnets mais aussi dans tout ce que j'écris...
Tu es présente dans ces textes que j'envoie...
Dans cette impossibilité où je suis de parler de toi...
Dans cette nuit où tu es en moi, dans cette nuit brûlante où tu es qui se confond avec celle d'où viennent les mots...
J'écris.
Je t'écris.
Je t'appelle.
Sur ces pages je t'appelle, dans ces forêts , près de cet étang, sur ces routes, sur ces terres que nos pas en les mesurant portaient à l'infini...
Je t'appelle..."
Christian Bobin renoue avec la fibre narrative de ses grands livres : Le Très-Bas, Prisonnier au berceau, et construit celui-ci en quinze récits : des portraits dêtres aimés (son père), des rencontres (Maria lenfant gitane, une mendiante) des figures emblématiques (Soulages, Glenn Gould, Matisse, Pascal), des visions (une branche de mimosa, une cathédrale) et une longue lettre à la femme aimée et perdue, « la plus que vive ».
Entre ces récits, viennent des paragraphes courts, parfois écrits à la main, condensés sur une pensée, fulgurants de profondeur et dhumanité. Un même fil rouge unifie tous ces textes, cest la voix de Bobin, à nulle autre pareille et son regard de poète qui transfigure le quotidien.
Entre ces récits, viennent des paragraphes courts, parfois écrits à la main, condensés sur une pensée, fulgurants de profondeur et dhumanité. Un même fil rouge unifie tous ces textes, cest la voix de Bobin, à nulle autre pareille et son regard de poète qui transfigure le quotidien.

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